Aller au contenu principal
Fermer

Le président biélorusse Loukachenko réélu pour un 7e mandat après un scrutin contesté
information fournie par Reuters 27/01/2025 à 11:17

par Mark Trevelyan

Le président biélorusse Alexandre Loukachenko, allié proche du président russe Vladimir Poutine, a été déclaré vainqueur de l'élection présidentielle par les autorités électorales lundi, à l'issue d'un scrutin contesté.

Alexandre Loukachenko, qui dirige la Biélorussie depuis 1994, a été réélu pour un septième mandat de cinq ans avec 86,8% des voix, selon les premiers résultats publiés sur le compte Telegram officiel de la commission électorale biélorusse.

"Vous pouvez féliciter la République de Biélorussie, nous avons élu un président", a déclaré lundi Igor Karpenko, chef de la commission électorale centrale du pays, lors d'une conférence de presse.

Les dirigeants européens ont estimé que le vote n'était ni libre ni équitable, les médias indépendants étant interdits dans le pays, où les principales figures d'opposition ont été emprisonnées ou forcées de fuir à l'étranger.

"Le peuple biélorusse n'avait pas le choix. C'est un jour amer pour tous ceux qui aspirent à la liberté et à la démocratie", a déclaré la ministre allemande des Affaires étrangères, Annalena Baerbock, sur X.

Assuré de remporter le scrutin avant même l'élection, Alexandre Loukachenko, n'a pas été sérieusement contesté par les quatre autres candidats en lice.

Les autorités électorales ont déclaré que le taux de participation était de 85,7% lors de l'élection, sur les 6,9 millions de citoyens appelés aux urnes.

Svetlana Tsikhanouskaïa, figure de l'opposition en exil, a déclaré à Reuters cette semaine que le scrutin organisé par Alexandre Loukachenko était un "rituel pour les dictateurs".

"Tant que la Biélorussie sera sous le contrôle de Loukachenko et de Poutine, il y aura une menace constante pour la paix et la sécurité de toute la région", a-t-elle déclaré.

La Haute représentante de l'Union européenne (UE) pour les Affaires étrangères, Kaja Kallas, ainsi que la Commissaire européenne à l'Élargissement, Marta Kos, ont déclaré dans un communiqué que l'UE continuerait d'imposer des "mesures restrictives et ciblées contre le régime" tout en soutenant la société civile et l'opposition en exil.

Alexandre Loukachenko a rejeté les critiques le visant en les qualifiant d'insignifiantes et a déclaré qu'il ne se souciait pas de savoir si l'Occident reconnaissait ou non l'élection.

(Mark Trevelyan et Filipp Lebedev à Londres, rédigé par Andrew Osborn à Londres et Lidia Kelly à Melbourne ; version française Etienne Breban, édité par Kate Entringer)

0 commentaire

Signaler le commentaire

Fermer

A lire aussi

  • Ecole de Minab : un cliché des tombes suscite des infox
    information fournie par France 24 04.03.2026 22:50 

    En conférence de presse sur l'opération "Epic Fury" en Iran, le secrétaire d'état américain Pete Hegseth a été interrogé sur le bombardement d'une école survenu samedi à Minab dans le sud de l'Iran. Il assure que les Etats-Unis enquêtent sur les circonstances de ... Lire la suite

  • Un panache de fumée après une frappe sur Téhéran, le 4 mars 2026 en Iran ( AFP / ATTA KENARE )
    information fournie par AFP 04.03.2026 22:49 

    Les gouvernements américain et israélien soutiennent mercredi que Téhéran répond de plus en plus faiblement à leur offensive, au cinquième jour d'une guerre loin de se cantonner à ces trois pays. Depuis l'attaque israélo-américaine lancée samedi contre l'Iran, ... Lire la suite

  • Un opérateur à la Bourse de New York, le 2 mars 2026 ( AFP / CHARLY TRIBALLEAU )
    information fournie par AFP 04.03.2026 22:33 

    La Bourse de New York a terminé en hausse mercredi, mettant de côté les craintes inflationnistes liées au conflit au Moyen-Orient, aidée par des données économiques meilleures qu'attendues aux Etats-Unis. Le Dow Jones a gagné 0,49%, l'indice Nasdaq a pris 1,29% ... Lire la suite

  • Jean-Luc Mélenchon en meeting à Bondy, en Seine-Saint-Denis, le 4 mars 2026 ( AFP / Dimitar DILKOFF )
    information fournie par AFP 04.03.2026 22:29 

    La joute verbale constante entre La France insoumise et le Parti socialiste a atteint mercredi un très haut niveau de violence verbale autour de la figure clivante de Jean-Luc Mélenchon, accusé d'antisémitisme, avec le risque d'affaiblir les chances de la gauche ... Lire la suite

Pages les plus populaires